
La Trinité du Mont (76).
Historique : en 1861, Pierre Alexandre Lucas, cultivateur à Lintot, achète par adjudication une petite masure à La Trinité du Mont. De son père, Pierre Abraham, mort l'année précédente, il hérite d'une petite parcelle située près de cette masure. Afin d'y vivre en rentier avec sa femme et sa fille unique, il fait bâtir une maison en briques qui existe toujours, en léger retrait de la départementale 34.
Or, après une brève maladie, la jeune fille meurt à Lintot en 1864. Ses parents la font inhumer dans la cour de leur propriété de la Trinité et font ériger un mur autour de sa tombe afin de créer un petit cimetière familial avec un portail donnant à l'intérieur de leur cour. On peut encore en voir la trace de nos jours (2006).
Madame Pierre Alexandre Lucas meurt 6 ans après en 1870 et est enterrée auprès de sa fille. Son mari décède à son tour le 23 janvier 1876 à la Trinité du Mont et est inhumé dans ce petit cimetière, mais sa tombe n'est plus visible.
Les époux Lucas n'ayant pas de postérité, leur propriété revient à leur soeur, Henriette Lucas épouse de Joseph Cantais. Ceux-ci ne l'habitent pas tout de suite puisque Joseph Cantais meurt à Grand-Camp, où il était herbager, le 8 janvier 1883. Son épouse le fait inhumer dans le petit cimetière familial. Elle quitte Grand-Camp et vient habiter sa propriété de la Trinité avec sa belle-fille, Madame veuve Alexandre Cantais et ses petits enfants. Quand elle meurt en 1896, elle est enterrée dans le cimetière communal. Il n'y aura donc plus d'autre inhumation dans ce cimetière privé après celle de Joseph Cantais en 1883.
Selon Olga Périer.
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Photo : Roland Gennerat, tous droits réservés.