En application de l’édit de Nantes et sur injonction de la chambre de l’édit de Castres, les consuls de la ville durent acheter en 1632 plusieurs jardins en vue d’y établir une nécropole pour les protestants. Ce nouveau cimetière devait se situer sur un terrain allant de l’actuel temple de la rue Maguelone jusqu’à la rue d’Obilion. En 1936, à l’occasion de travaux d’urbanisme, on a exhumé dans ce quartier des stèles funéraires qui se trouvent aujourd’hui dans les collections du musée languedocien (7 rue Jacques C½ur). De même, en 1999, lors des travaux de construction de la ligne n°1 du tramway, on a retrouvé des ossements rue Maguelone à hauteur du temple, rappelant sans doute l’existence de ce même cimetière.
En 1678, le roi Louis XIV, par lettres patentes, ordonne la création à Montpellier d’un hôpital général. Le financement de cet hôpital devait se faire par attribution de tous les biens qui appartenaient à ceux qui lui étaient rattachés ainsi que les aumônes dont étaient chargés les ecclésiastiques. Se basant sur ces dispositions, les administrateurs de l’hôpital général réclamèrent les biens du consistoire, et après plusieurs procès et plusieurs appels, ils prirent possession du terrain du cimetière en 1685.
A partir de cette date et pendant plus d’un siècle, les protestants durent ensevelir leurs morts clandestinement dans des propriétés privées.
En 1787, l’édit de tolérance prévoit dans son article 27, que les maires et autres administrateurs de ville étaient tenus de destiner aux non catholiques pour leur inhumation « un terrain convenable et décent… à l’abri de toute insulte ».
Bibliographie :
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